Fiscalité en Italie : comment sont imposés les particuliers et les sociétés ?
Dernière mise à jour : 5 sept.
Lorsqu’on envisage de s’installer ou d’exercer une activité en Italie, il est utile de connaître les deux principaux impôts sur les revenus : l’IRPEF pour les personnes physiques et l’IRES pour les sociétés.
L’IRPEF : l’impôt des personnes physiques
L’IRPEF (Imposta sul Reddito delle Persone Fisiche) est l’impôt italien sur le revenu des personnes physiques.
Pour 2026, il comporte trois tranches :
Revenu imposable | Taux IRPEF |
Jusqu’à 28 000 € | 23 % |
De 28 000 € à 50 000 € | 33 % |
Au-delà de 50 000 € | 43 % |
Ces taux sont progressifs : atteindre la tranche de 43 % ne signifie donc pas que l’ensemble du revenu est imposé à 43 %. Seule la partie du revenu dépassant 50 000 € est soumise à ce taux.
Des additionnels régionaux et communaux peuvent également s’ajouter à l’IRPEF. Le montant effectivement payé dépend par ailleurs de la nature des revenus, des déductions, réductions et de la situation personnelle du contribuable.
Pour un résident fiscal italien, l’imposition peut en principe concerner également les revenus provenant de l’étranger, sous réserve des conventions fiscales internationales et des régimes particuliers éventuellement applicables.
→ Consultez notre guide : « Devenir résident fiscal en Italie : règles et conséquences ».
L’IRES : l’impôt sur les sociétés
Les sociétés de capitaux italiennes, notamment les Srl, sont quant à elles généralement soumises à l’IRES (Imposta sul Reddito delle Società).
Le taux ordinaire de l’IRES est de 24 % du bénéfice imposable.
D’autres impôts peuvent s’ajouter selon l’activité et la situation de l’entreprise, notamment l’IRAP, impôt régional sur les activités productives.
Il ne faut donc pas simplement comparer le taux de 24 % de l’IRES avec les taux de l’IRPEF pour déterminer la forme la plus intéressante : la fiscalité d’une société, de son dirigeant et de la distribution éventuelle de ses bénéfices doit être considérée dans son ensemble.
Et si l’on possède une société à l’étranger ?
Une personne qui transfère sa résidence fiscale en Italie tout en conservant ou en dirigeant une société établie en Belgique, en France ou dans un autre pays doit être particulièrement attentive.
La résidence fiscale de la personne et celle de la société sont deux questions distinctes, et les conséquences dépendent notamment de l’organisation réelle de l’activité et des conventions fiscales applicables.
Des régimes particuliers existent
L’Italie prévoit également certains régimes fiscaux spécifiques pour les personnes qui transfèrent leur résidence dans le pays.
Ces régimes répondent à des conditions précises et constituent des exceptions au régime fiscal ordinaire.
Une fiscalité à examiner selon sa situation
Les taux présentés permettent de comprendre les grands principes de la fiscalité italienne, mais ils ne permettent pas à eux seuls de déterminer l’impôt effectivement dû.
La nature et l’origine des revenus, la résidence fiscale, la situation familiale, l’existence éventuelle d’une société et les conventions fiscales internationales peuvent modifier sensiblement la situation.
Les informations présentées ici sont donc générales. Pour toute installation ou activité professionnelle en Italie, il importe de consulter un professionnel compétent afin d’examiner sa situation particulière.
Chez Sardaigne INvEST, nous accompagnons les acquéreurs francophones dans leur projet immobilier en Sardaigne et les informons sur les principales questions administratives, juridiques et fiscales à prendre en considération lorsqu’ils envisagent de s’y installer.





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